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Adèle a ses raisons

les 29, 30 novembre et 1er décembre 2012 à 20h au Centre d’animation Mathis

Adèle Lanternet, avec un « t », a passé 100 ans voilà un bout de temps. Après, elle a arrêté de compter. Elle ne représente plus grand-chose aux yeux de sa famille, seulement un objet encombrant, dont on ne sait que faire. Et pourtant, et pourtant… Elle en a traversé, Adèle. Ils ont oublié, ou peut-être n’ont-ils jamais imaginé, la femme pleine de vie, l’éternelle amoureuse, les voyages au bout du monde, les folies… Ils ont oublié, comme nous oublions tous, qu’Adèle a été en vie.
Amassés autour d’elle, ses enfants règlent leurs comptes, pensant que sa fin est proche, tandis qu’elle convoque, non sans plaisir, la foule de ses souvenirs. Et les personnages à qui elle redonne vie réclament leur part de vérité, quitte à réinventer le passé.

Auteur: Jacques Hadjaje
Mise en scène: Laëtitia Grimaldi et Séverine Lesno
Avec: Laëtitia Grimaldi, Alias Issa, Olivier Kuhn, Sarah Lasry, Séverine Lesno, Aude Ollier, Hervé Sanchez, Nicolas Zanier
Création musicale: Frédérick Heuripeau et Victorien Rami

Centre d’animation Mathis
15 rue Mathis
75019 Paris
Réservation: 06 67 69 29 94
notmetender@hotmail.fr

Pierre Niney dans une impétueuse fuite en avant

Heureux Pierre d’avoir ainsi le vent en poupe ! Il partage son temps entre le cinéma et le théâtre, et toujours avec bonheur. On le verra à l’écran le 21 novembre dans Comme des frères, premier long métrage d’Hugo Gélin, en compagnie de Mélanie Thierry, François-Xavier Demaison et Nicolas Duvauchelle… et début 2013, dans le nouveau film de David Moreau, Vingt ans d’écart.

En attendant précipitez-vous à la Salle éphémère de la Comédie-Française pour assister à une représentation d’Un chapeau de paille d’Italie. Ceux qui parmi mes chers lecteurs ont travaillé sur Labiche la saison dernière se réjouiront de voir l’invention débridée de la mise en scène de Giorgio Barberio Corsetti. La belle idée est d’avoir transposé l’action dans les années 70, la musique rock emballe le rythme des couplets, les costumes aux tons criards illuminent l’espace. Tout est joué vif, échevelé, trop parfois, on est plus chez Feydeau que chez notre Raminagrobis qui savait avec génie peindre les travers de la société bourgeoise de son temps avec cruauté, cynisme, mais aussi poésie, ingrédients quelque peu oubliés en passant dans la présentation.

Revenons à Pierre Niney qui joue Fadinard avec le charme insolent qui le caractérise. Jeune loup aux yeux de biche, il est bondissant et virevolte dans l’action avec des élans et la souplesse d’un chat. Il est espiègle en diable et fait feu de tous les instants. On le verra plus tard dans la saison dans Hippolyte face à la Phèdre d’Elsa Lepoivre, une rencontre qu’on attend avec impatience. Il évoque les débuts de Francis Huster dans la même maison qui jouait avec malice et séduction le jeune Paul Tacarel dans La Station Champbaudet du même Eugène sous le regard attendri de Jean-Laurent Cochet. Huster passa dix ans au Français et y joua les grands rôles de sa jeune carrière ; on souhaite un parcours au moins identique à Pierre et cela semble bien parti.

A signaler aussi entre autres dans le spectacle la plus que savoureuse Véronique Vella en Marilyn d’opérette, Laurent Natrella, son amant fringant et spirituellement ridicule, le drôlissime Christian Hecq, Félicien Juttner, tout droit échappé de l’univers de Franck Margerin, méconnaissable en rocker aux petits bras… Mais toute la troupe est à saluer, embarquée qu’elle est dans ce paquebot saisi par la panique de cette tempétueuse mise en scène.

 

FXH

Dans la brume, les morts

Le Bouffon Théâtre met à l’honneur un auteur majeur du paysage irlandais: John Millington Synge, avec Dans la brume, les morts, interprétée par la Compagnie en Eaux Troubles. Cette adaptation orchestrée par le jeune scénariste Paul Balagué, est constituée de deux pièces en un acte du dramaturge : Cavaliers de la mer et L’Ombre de la vallée. Synge y façonne l’Irlande de la fin du XIXème siècle, sauvage, incontrôlable, romantique et ésotérique. Le fil conducteur de cette réalisation reste le thème de la mort, source de douleur, mais aussi de peur et de drôlerie. « L’univers de John Millington Synge fait appel à l’imaginaire », explique Paul Balagué. « Il y a un coté celtique aussi. On parle de choses de l’extérieur, de personnes invisibles pour l’œil du spectateur mais dont la présence doit se faire sentir. L’espace du dehors conditionne tout sur celui du dedans».

La scène segmentée du Bouffon Théâtre se transforme pour l’occasion en une chaumière aux lumières tamisées. Avant chacune des pièces, un narrateur, à la manière d’un conteur, vient à la rencontre du public pour lui présenter personnages et décors. Chaque son est produit par les comédiens donnant aux lieux une ambiance de cabane hantée.

De ce théâtre dépouillé émane une intimité touchante et déconcertante. Un drame social s’y joue et la magie opère.

Roxane Michelet

 

Dans la brume, les morts, chaque jeudi, vendredi et samedi jusqu’au 3 novembre au Bouffon Théâtre. 28 rue de Meaux. 75019 Paris. Tarifs : 16 € / Réduit : 10 €.

Réservation / Contact : contact@bouffontheatre.com ou 01 42 38 35 53
http://www.billetreduc.com/78980/evt.htm

http://www.bouffontheatre.fr

Site Internet de la compagnie : http://compagnie-en-eaux-troubles.e-monsite.com/
Facebook : https://www.facebook.com/CompagnieEnEauxTroubles

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